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Celui-ci est bien sûr indispensable, mais il
faut que chacun sache qu’il faut des années pour le composer, pour ma part,
j’ai commencé comme tout le monde sur une table de cuisine ou de salle à
manger, mais il faut débarrasser et tout ranger avant chaque repas. Ensuite,
j’ai hérité de la petite échoppe de cordonnerie de mon grand père, c’est la que
j’ai construit le Bismarck, bien sûr il n’y avait ni électricité ni eau, une
simple table, et une lampe à pétrole, il fallut donc improviser et faire avec.
Mon séjour à Dijon durant 5 années travail
sur une « table à repasser pliante » 4 bateaux vont y voir le jour, 2
escorteurs d’escadre, la frégate Suffren, et la coque du porte avions
Clemenceau toujours au 1/100. Puis trois années hors de France, et bien il faut
faire sur un coin de table ou d’établi de « radio », je travaillais
sur une île dans une station
radio-radar.
Retour en France en 1971, un appartement avec
une cave privée sur le palier, le pied, un mini atelier en perspective, mais
les choses allant bien, création d’un club avec un vrai atelier de 10 m2, les
premières machines vont pouvoir être mise en place, à savoir une perceuse
d’établi un touret de ponçage et un petit tour, le premier Emco Unimat.
Enfin retour en Normandie dès 1976 et
construction du pavillon, avec un vrai sous sol (primordial à mes yeux), et en
un peu plus de vingt ans, il va aller en s’améliorant, un premier établi mural,
suivi d’un second en angle droit et enfin un troisième, les plans de travail de
montage, sont deux anciennes tables de cuisines, sur lesquelles tout est
permis, colle, solvant, résines peintures etc.
Paris ne s’est pas fait en un jour, la
vieille perceuse (une portable sur support adapté) est remplacée par une vraie
perceuse à colonne. Achat d’une ponceuse combinée, bande et disque, en 2001,
achat d’un tour conséquent de 400 mm d’entre pointe, et en 2003 entrée d’une
fraiseuse pour tailler les hélices
(celles-ci jusqu’alors étaient taillées à la lime et à la meule
portative de type Dremel).
En réalité, depuis 2000 l’atelier à évolué
dans le sens qu’il est établi sur deux résidences, un second atelier à été mis
en place dans la demeure de la mère de mon épouse, demeure que nous habiterons
définitivement prochainement, du moins l’espérons nous.
Un atelier ne se construit pas en un mois ni
un an, mais dans une vie, il évolue, s’équipe et se modernise, il aura demandé
de 1976 à 2004, 28 années, et encore j’estime que ce n’est pas une fin en
soit.
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